InTeRvIeW : Paule Salomon

InTeRvIeW : Paule Salomon

Réel : A partir de quel moment les amants forment-ils un couple ?

Paule Salomon : Dans son acceptation la plus courante, le mot amant implique un très fort désir sexuel et une relation intense qui mobilise le niveau hormonal, celui de la reproduction, de la séduction, du territoire, du "comment posséder l'autre", "comment se rassurer par sa possession", "comment entretenir le feu du désir, le sien et celui de l'autre pour soi." Le désir pose la question de la distance. On croit toujours que le désir est physique alors qu'il est sous-tendu aussi par beaucoup d'autres facteurs psychologiques, notamment l'admiration, la fascination de la différence que l'autre incarne. Par exemple je peux être séduite par le côté organisé, ponctuel, sécuritaire de l'autre alors même qu'il m'envie ma fantaisie, mon aspect bohème, artiste et désorganisé. Il y a là un programme d'échanges. Chacun s'efforce de ressentir comment l'autre fait pour être ce qu'il est, quel secret de vie se cache derrière son comportement et porte le projet souvent inconscient de s'enrichir, de se compléter dans cette alliance.

A quel moment ça va faire couple ?

Quand les amants s'installent, créent une structure plus permanente, ils s'institutionnalisent. La différence cesse d'être seulement attractive, elle fait le jeu de la complémentarité. Chacun se repose un peu sur l'autre. C'est là qu'il y a danger... car au lieu d'échanger, on risque alors de s'installer dans une différence qui devient peu à peu menaçante. D'ailleurs nous nous quittons pour les mêmes raisons que celles qui nous ont poussés l'un vers l'autre : la différence de l'autre devient insupportable, comme une privation de liberté et d'espace pour évoluer. Et le désir s'évanouit.

Et pourrait-on être là, infidèle ?

Oui. On croit souvent qu'on est infidèle par manque d'amour, mais en fait on l'est pour retrouver un espace de croissance et de liberté. La conception du couple dans la culture actuelle est romantique, fusionnelle, comme telle elle implique un enfermement dans le deux et une exclusion du tiers.

Par peur ?

Par peur et par devoir. L'injonction sociale reste celle-ci "Dans la vie de couple, le désir doit être circonscrit sur une seule personne". Or la question se pose : Le désir peut-il s'entretenir dans l'exclusivité sexuelle ? N'y a-t-il pas une antinomie entre désir et fermeture ? N'y a-t-il pas dans l'essence du désir une nécessaire liberté de choix ? Le désir implique la distance, sauf chez un couple qui a évolué vers une attraction plus subtile, une relation d'âme. C'est alors un facteur de confiance qui se joue car éventuellement nous mutons au cours de notre existence et la notion d'amour s'ouvre alors vers quelque chose de plus intérieur, de moins clivé autour du sexe et du désir.

Comment être fidèle à l'autre, fidèle à soi et être libre

C'est une exigence très moderne. Dans le couple, aujourd'hui, il y a cette triple invitation : être fidèle à soi, à l'autre et à ses engagements. Pour réaliser ce programme, chacun doit accepter un parcours d'évolution, une éclosion créative vers plus d'autonomie et moins de possessivité conflictuelle. Tout se passe comme si nous héritions d'un émotionnel archaïque qui ne connaît que la réactivité de la guerre des sexes. Aimer s'apprend par un double mouvement d'acceptation de soi et de l'autre. Ma différence s'affirme, celle de l'autre aussi et pourtant nous nous comprenons toujours davantage. La relation d'alter ego suppose un dépassement de l'un et de l'autre. Seule la relation d'alter ego peut créer un espace de liberté dans l'amour.

Cette évolution fait-elle s'estomper la jalousie ?

Notre propre liberté est une conquête qui peut être assez facile, mais aimer la liberté de l'autre est quelque chose de plus difficile car elle signifie ne plus être jaloux. La jalousie est-elle une question de nature ou de culture ? Serge Chaumier a introduit en sociologie la notion de couple fissionnel. Nous sommes tous les deux d'accord pour considérer la jalousie comme une question de culture. Par expérience, j'ai vu qu'une partie de moi-même reste toujours possessive, archaïquement possessive, essayant de se rassurer par son territoire. Mais une autre partie de moi évolue vers plus de liberté. En aimant ma propre liberté, je me suis rendu compte que le sentiment de jalousie n'était plus aussi violent. C'était comme si ma mâchoire intérieure se desserrait. Finalement, assez naturellement, la jalousie s'en est allée. Que l'autre puisse aimer, regarder ou même faire l'amour avec quelqu'un d'autre ne m'exclut pas nécessairement. La fidélité du c½ur peut aller de pair avec un nomadisme sexuel.

Cette polyfidélité que vous proposez, est-ce une nouvelle culture ?

Effectivement. La polyfidélité suppose de pouvoir rester fidèle à plusieurs passions, amoureuses, artistiques ou autres. Elle est une ouverture sur l'amour non exclusif. Mais tout le monde n'est pas "polyfidèle". Il y a des gens qui sont plus "mono" que "poly". Certains hommes ont plus une structure de Tristan que de Don Juan. Tristan est l'homme d'une seule femme, Don Juan l'homme de plusieurs. De même certaines femmes sont plus Eve que Lilith ou inversement, Eve incarnant la femme d'un homme et Lilith celle qui n'appartient à personne. Nous sommes tous structurés mono ou poly selon les conditions de notre éducation et nous cherchons une marge de sécurité. Mais il nous faut en même temps une marge d'insécurité. La personne " mono " sera amenée à beaucoup plus dramatiser une infidélité que ne le fera la personne " poly " mais dans les deux cas c'est finalement l'amour de soi et l'autonomie qui garantiront le mieux une sécurité affective quoi que fasse l'autre. C'est pour traduire cette complexité paradoxale que j'ai adopté ce titre "Bienheureuse infidélité" dans mon dernier livre. L'infidélité est une insécurité, et en même temps, une occasion de grandir. Beaucoup de personnes ont pu évoluer à travers leurs infidélités, et des couples ont mûri en traversant cette épreuve. On peut même se demander parfois si les couples ne se créent pas des occasions d'infidélité pour se redonner des conditions d'éveil.

# Posté le mercredi 10 mai 2006 02:06

Modifié le mercredi 10 mai 2006 02:19

LeS CoNsEqUeNcEs SuR lE cOuPlE

LeS CoNsEqUeNcEs SuR lE cOuPlE
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# Posté le mercredi 10 mai 2006 02:07

__________________________________StAtIsTiQuEs : Le DiVoRcE________________________________________

__________________________________StAtIsTiQuEs : Le DiVoRcE________________________________________


/1\ Nombre de divorces

.:*:. : 1994 : 118 056 divorces prononcés (dont 2 divorces sur 3 avec enfants, soient 125 390 enfants)

.:*:. : 1996 : 119 698

.:*:. : 1998 : 116 408

.:*:. : 2000 : 114.364

.:*:. : 2003 : 126.388

/2\ Demandes postérieures au divorce (autorité parentale, pension, droit de visite,...)


.:*:. : 2000 : 69.401

.:*:. : 2003 : 59.636

/3\ Nature du divorce (1994) (évolue peu) :


.:*:. : 42,2 % pour faute

.:*:. : 41,4 % sur requête conjointe

.:*:. : 13,3 % sur demande acceptée

.:*:. : 3,1 % autres (conversion de séparation de corps, etc.)

.:*:. : Divorces non contradictoires (un des conjoints n'est ni assisté ni représenté) : 15% des divorces (1994)

.:*:. : Initiative de la demande de divorce : L'épouse dans 73 % des cas (1994)

.:*:. : Procédures contentieuses (conflits) : 58,6 % du total des divorces (1994)


/4\ Divorces pour faute (1994) :


.:*:. : Torts attribués : 40 % des cas à l'époux

.:*:. : 15 % des cas à l'épouse

.:*:. : 45% aux torts partagés

.:*:. : Taux de comparution : 3 fois sur 10 un conjoint ne comparaît pas et n'est pas représenté.

/5\ Condamnation aux torts exclusifs dans le divorce pour faute :


.:*:. : Epoux condamnés aux torts dans les 4 / 5 des divorces pour faute

.:*:. : Epouses condamnées aux torts dans 1 / 5 des divorces pour faute

Commentaire :


Le taux de divorce par durée du mariage est le nombre de divorces prononcés chaque année pour un effectif initial de 1 000 mariages. Dans le graphique ci-contre : en 2004, pour mille mariages lébs en 2001, 24,5 se sont termis par un divorce, au cours de la troisième ane d'union. Deme, pour mille mariages célébrés en 1974, 13,9 ont fait l'objet d'un divorce en 1984, au cours de la dixième année d'union.
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# Posté le mercredi 10 mai 2006 08:48

Modifié le mercredi 10 mai 2006 15:25

AdUlTèRe : L'aVoUeR oU nOn ?!?

AdUlTèRe : L'aVoUeR oU nOn ?!?

Au-delà des codes comportementaux et des discours, ce que l'on met en jeu dans l'infidélité pose la question de soi et bien sûr des conséquences dans le couple. Pourquoi le faites-vous ? Pour blesser l'autre, ou vous rassurer ? "La plupart du temps, les conflits datent de l'enfance" affirme le Dr Gérard Leleu. L'enfant mal aimé et blessé qui est en nous, toujours insatisfait nous pousse à aller de bras en bras. Si l'on prend conscience de sa "programmation infantile", nos besoins d'être consolé ou de séduire aux quatre vents peuvent cesser. On ne ressent plus le besoin de multiplier les relations amoureuses. De plus, "en allant chercher ailleurs ce qui manque dans son couple, on prive celui-ci de soins qui vont le fortifier" précise Gonzague Masquelier. C'est une décision, qu'on ne prend donc pas à la légère.

Avouer ou non ?

La question de l'aveu est bien sûr délicate. Il n'existe pas de règle en la matière et c'est à vous de prendre la décision selon votre intime conviction... Vous pouvez lui part de votre incartade si c'est un véritable symptôme de malaise dans votre couple. "Ca ne va pas, d'ailleurs je t'ai trompé". Cela peut-être l'occasion d'ouvrir la discussion. Il arrive que ces péripéties renforcent le lien conjugal.Pour le Dr Gérard Leleu, "le drame de l'infidélité serait d'accuser l'autre de ses propres souffrances". Se montrer mature, c'est prendre en charge la responsabilité des deux parties.En revanche, si c'est le besoin d'aventure qui vous a emmené voir ailleurs et même si l'amour est fort au sein du couple, vous pouvez envisager de ne pas en parler : c'est un moment d'individualité et il n'y a ni "cocu", ni tromperie si l'amour n'a pas été renié. A vous d'agir selon ce que vous jugez le mieux pour votre couple.

L'acceptation de la fidélité a beaucoup varié selon les époques. Même si aujourd'hui, dans les sociétés occidentales, elle semble bien acceptée, il n'en est pas de même partout, selon la culture, la société ou le sexe.

Les traditions antiques

Dans l'Egypte ancienne, les femmes infidèles étaient punies de mort par noyade, mais pouvaient être graciées par leur mari ; celui-ci avait même le droit de tuer l'amant. Selon les lois assyriennes, le mari avait le choix : tuer immédiatement les coupables, demander à un juge leur mutilation, ou encore pardonner. Les Hébreux punissaient la femme adultère, seule ou avec son amant, par lapidation. Chez les Grecs, dans certaines cités, le mari pouvait tuer les coupables ou demander une compensation financière.

A
Athènes, le mari n'était pas tenu au devoir de fidélité ; seule la femme était réprimée. Elle n'encourait pas la mort, mais risquait d'être répudiée par son mari et mise au ban de la société. A Rome, la punition dépendait du mari ; la femme pouvait être mise à mort.

Dans
la morale judéo-chrétienne, parmi les Dix Commandements reçus par Moïse, le sixième stipule : “Tu ne commettras pas l'adultère.” Avec le christianisme, le discours se précise ; Jésus dit : “Celui qui convoite une femme seulement du regard, a déjà commis l'adultère avec elle dans son coeur". Notons que selon cette morale, l'adultère du mari devient aussi répréhensible que celui de la femme, ce qui, dans les faits, n'était pas souvent le cas.

La fidélité à la française

Dan
s l'ancien droit français, l'épouse adultère était soumise au fouet puis enfermée dans un couvent. Son “complice” subissait, lui aussi, le fouet, et encourait le bannissement, les galères, voire la mort. Par contre, le mari adultère n'était pas réprimé pénalement ! Le code napoléonien conserve l'inégalité des sexes, mais cette fois, le mari risque une amende, tandis que la femme et son “complice” encourent la prison.

De
nos jours, le maire annonce aux couples qu'il unit : “Les époux se doivent fidélité.” Car, selon l'article 212 de notre Code Civil, l'adultère est une faute. Le constat d'adultère est l'un des éléments qui autorise un divorce aux dépens du coupable d'infidélité. L'adultère est reconnu par la loi s'il y a union sexuelle, mais la jurisprudence assimile l'intention à l'acte !

Cela étant, avec l'évolution des moeurs, la morale française s'est beaucoup assouplie : ainsi, lorsque les Français ont appris l'existence de Mazarine, fille adultérine de François Mitterrand, alors président en exercice, ils ont souri. Aux Etats-Unis, au contraire, les pratiques sexuelles du président Clinton, hors mariage, ont failli lui coûter sa place !

La polygamie

A S
ingapour, en 1985, le Premier ministre encourageait la polygamie, afin d'augmenter le nombre de naissances. Dans certains pays d'Afrique, la polygamie est à la fois un signe extérieur de richesse, et le symbole de la puissance sexuelle. En matière de mariage, l'Islam permet à l'homme d'avoir jusqu'à quatre épouses, les concubines étant licites sans clause de nombre. Mais, comme dans les sociétés judéo-chrétiennes, les sociétés musulmanes sont très rigoureuses face à l'infidélité conjugale de la femme !

EXTRAS : Du rejet à l'indulgence

« L
'amour naissant est et ne peut être que monogame », écrit Francesco Alberoni dans “Le Choc amoureux” (Pocket, 1993). Un constat que valide le sociologue Michel Bozon (1). Il a observé que l'intolérance à l'égard des relations extraconjugales est majoritaire parmi les couples récemment constitués. Il a également retiré de ses observations que l'indulgence augmente en même temps que la durée de la vie commune. Ainsi, pour 34 % des hommes et 24 % des femmes vivant en couple depuis deux ans et moins, il peut y avoir amour sans fidélité. Ces chiffres passent à 43 % et 40 % après quinze ans et demi de vie commune. Le sociologue note que « les personnes qui entament une seconde vie de couple sont moins strictes sur l'incompatibilité entre amour et infidélité [qu'elles ne l'étaient] au début du premier couple » : pour 44 % des hommes et 28 % des femmes, amour et infidélité peuvent cohabiter. Sur le papier en tout cas...

(Catherine Maillard & Marianne Chouchan)
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# Posté le mercredi 10 mai 2006 08:49

Modifié le mardi 01 août 2006 14:40

________________________________° TEST : êTeS-vOuS iNfIdEl(e)? °________________________________

________________________________° TEST : êTeS-vOuS iNfIdEl(e)? °________________________________

... La fidélité a toujours été un idéal, pourtant une évolution des mentalités, lui fait perdre sa valeur fondamentale au sein du couple. Qu'en est-il pour vous ? ...

1 - Comment envisagez-vous le Pacs ?

- Comme une excellente institution pour remplacer le mariage
- Comme un moyen de ne pas s'engager
- Comme un bon arrangement fiscal avant tout

2 - Avec quoi feriez-vous rimer le mot fidélité ?

- Scotché(e)
- Félicité
- Rangé(e)

3 - A une terrasse de café, quelqu'un vous dévisage avec insistance...

- Cela vous fait plaisir même si c'est sans conséquence
- Toujours disponible, vous vous montrez intéressé(e)
- Vous trouvez cela grossier

4 - Quel serait pour vous le plus gros défaut chez l'autre ?

- L'égoisme
- La jalousie
- Le manque de confiance

5 - Qu'évoque pour vous la vie de couple ?

- la construction
- le partage
- les obligations

6 - Quel voeu feriez-vous au passage d'une étoile filante ?

- de rencontrez l'âme soeur
- de gagner le gros lot au loto
- Que surtout rien ne change

7 - Quel proverbe illustre-t-il le mieux la notion de fidélité selon vous ?

- la fidélité se trouve au chenil
- la porte se défend par sa propre serrure
- le beurre se garde mieux à l'abri du soleil

8 - Si vous citez un animal lequel seriez-vous ?

- une biche
- un dauphin
- un cygne


... La fidélité a toujours été un idéal, pourtant une évolution des mentalités, lui fait perdre sa valeur fondamentale au sein du couple. Qu'en est-il pour vous ? ...

1 - Comment envisagez-vous le Pacs ?

- Comme une excellente institution pour remplacer le mariage
- Comme un moyen de ne pas s'engager
- Comme un bon arrangement fiscal avant tout

2 - Avec quoi feriez-vous rimer le mot fidélité ?

- Scotché(e)
- Félicité
- Rangé(e)

3 - A une terrasse de café, quelqu'un vous dévisage avec insistance...

- Cela vous fait plaisir même si c'est sans conséquence
- Toujours disponible, vous vous montrez intéressé(e)
- Vous trouvez cela grossier

4 - Quel serait pour vous le plus gros défaut chez l'autre ?

- L'égoisme
- La jalousie
- Le manque de confiance

5 - Qu'évoque pour vous la vie de couple ?

- la construction
- le partage
- les obligations

6 - Quel voeu feriez-vous au passage d'une étoile filante ?

- de rencontrez l'âme soeur
- de gagner le gros lot au loto
- Que surtout rien ne change

9 - Il ou elle va souvent dans un club de gym avec un(e) ami(e) ?

- Vous en profitez pour faire ce qu'il vous plait
- Vous êtes ravi(e) de ne pas être obligé(e) d'y aller
- Cela vous arrange car vous pouvez voir quelqu'un d'autre

10 - Lequel de ces films ou series avez-vous préferé ?

- Love Story
- Dallas
- La vengeance aux deux visages

11 - Il ou elle part en voyage...

- Vous sortez tous les soirs en boites de nuit
- Une petite aventure serait la bienvenue
- Vous en profitez pour bricoler ou voir vos parents

12 - Dîner en ville, votre voisin(e) pas mal du tout, vous propose de vous revoir...

- Vous prenez son numéro de téléphone
- Vous lui donnez votre numéro
- Vous lui dites que vous n'êtes pas disponible

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# Posté le mercredi 10 mai 2006 08:54

Modifié le jeudi 11 mai 2006 15:14